Festival du film polonais
Vème Festival du Film Polonais à Perpignan
![]() | du 29 Février au 4 Mars 2012
Le cinéma fut et demeure un moyen singulier par lequel la Pologne a su faire entendre sa voix qui depuis longtemps traverse ses frontières pour s'ouvrir et parler à l'Europe et au monde. La cinquième édition du festival du Film Polonais s'ouvrira cette année par la première projection en France du film de Jerzy HOFFMAN « 1920 - Bataille de Varsovie », le premier film polonais en 3D ! , un grand fresque d'une de plus importantes batailles dans l'histoire de l'Europe.
Le programme du Festival comportera, comme toujours, des films en rétrospective, cette année de Andrzej WAJDA ( «Tout est à vendre» et « le chef d'orchestre »), Wojciech HAS (« Poupée », « La Clepsydre », « Balthazar Kober »), Roman POLANSKI (« Le locataire », « Carnage »), Jerzy SKOLIMOWSKI « « Deep End »)et cinq films de jeunes cinéastes en compétition : « Les Galeriennes » de K.Roslaniec, « Elle s'apelle Ki » de L.David, « Vertige » de B.Konopka, « Erratum » de M.Lechki et « Breugel- Le Moulin et la croix » de L.Majewski.
On verra aussi un film franco-polonais d'Yves Angeleo « Un Air si pur », tourné en Pologne avec des grands acteurs français ( André Dussolier, Fabrice Lucchini, Yolande Moreau et tant d'autres) et polonais (Krystyna Janda et Jerzy Radziwilowicz), en hommage aux acteurs : Jacques Villeret (son dernier film!) et Laura Betti et Edward Klosinski -.directeur de la photo, qui nous ont quittés depuis. La musique de ce film a été écrite et dirigée par Joanna Bruzdowicz .
Le Jury du V. Festival du Film Polonais est composée de :
Jean MACH - scénariste et metteur en scène - Président Nicole BARON- cinéaste et productrice de film Jadwiga COUCOUCHANSKA - traductrice de la littérature polonaise et distributrice de films Ari HANTKE - architecte et décorateur de films Joanna BRUZDOWICZ - compositeur de musique |
Les films et les horaires du Festival
Ouverture du Festival, mercredi 29 février à 21h
Film d'ouverture, mercredi 29 février 21h30 :
« 1920, bataille de Varsovie » de Jerzy HOFMAN (2011)
Avant-première inédite en France. Premier film polonais en 3D
La bataille victorieuse, nommée « un miracle », de Polonais ( libèrés par le traité de Versailles du partage entre la Russie, l'Autriche et la Prusse pendant plus de 150 ans) contre l'Armée Rouge soviétique, vue ici par deux jeunes protagonistes, Ola, une danseuse de cabaret et Jan, un officier de la cavalerie , qui croit aux idéaux socialistes.
Séance supplémentaire samedi 3 mars 16h15.
Films de la rétrospective :
« Le Chef d'Orchestre »
d'Andrzej WAJDA (1983). Samedi 3
mars 16h20.
Une jeune violoniste (Krystyna Janda)
polonaise rencontre le chef d'orchestre
légendaire d'origine polonaise (Sir John Gielgud), qui
vient de la même ville
que Marta . Leur amitié sera mal acceptée par
l'époux de Marta
(Andrzej Seweryn, qui a reçu l'Ours d'Argent pour ce
rôle au Festival de
Berlin). Un récit émouvant,
interprété par des admirables acteurs
.
« Tout est à vendre » d'Andrzej
WAJDA (1968). Vendredi
2 mars 14h.
Sur
le quai d'une gare, un homme court pour monter dans un train en
marche.
Wajda rend hommage à l'acteur Zbigniew Cybulski,
tragiquement disparu, et
qui fut l'un des principaux interprètes de ses
premières réalisations (Une fille a
parlé, Cendres et diamant). Celui-ci, comme le
présente la première scène,
est mort en gare à Wroclaw, le 8 janvier
1967. En retard, comme d'habitude, il tente de monter en marche
dans le train pour Varsovie, où il devait jouer le
soir au théâtre, manque le marchepied et tombe sous
les roues du wagon.
Sa mort fut ressentie par la jeunesse de Pologne comme l'avait
été, en 1955,
celle de James Dean par les jeunes Américains. Zbigniew
Cybulski était
d'ailleurs toujours comparé à James Dean par la
critique internationale.
« La Poupée » de Wojciech Jerzy HAS (1968). Jeudi 1er mars 16h20.
Basé sur le plus grand roman de Boleslaw Prus , dont l'action se situe entre 1887-1889 à Varsovie occupée par les Russes, , ce film raconte un amour impossible d'un homme « ordinaire » pour une aristocrate et en même temps décrit la dégradation d'une ville, plongée me désespoir d'occupation.
« La Clepsydre » de Wojciech Jerzy HAS (1973). Jeudi 1er mars 14h00.
Jozef arrive au sanatorium où, il y a des années son père est décèdé. Il y retrouve son père vivant dans un autre espace-temps, rencontre son autre que soi, son amour de jadis, ses propres angoisses et obsessions. Cette fantasmagorie cinématographique, inspirée par la prose de Bruno Schultz est nourrie par l'imagination de W.J. Has, réalisateur à l'âme d'un peintre et d'un poète.
« Balthazar Kober » de Wojciech Jerzy HAS (1988). Vendredi 2 mars 16h20.
ce dernier film du grand cinéaste, mort en 2000, inspiré par le roman -conte de Frédéric Tristan, réalisé en coproduction franco polonaise, raconte un voyage initiatique d'un jeune garçon, guidé par un alchimiste (Michael Lonsdale), dont l'apothéose est un amour pour une musicienne rencontrée à Venise.
« Le Locataire » de Roman POLANSKI (1976). Samedi 3 mars 19h10.
Trelkowski, un fonctionnaire timide d'origine polonaise (joué par le metteur en scène), visite un appartement dans un vieil immeuble de paris. La locataire précédente s'est jetée par la fenêtre et est dans un coma profond. En lui rendant visite à l'hôpital, Trelkowski rencontre Stella, une amie de la blessée. Il l'emmène au café, puis au cinéma, ils flirtent. La suicidée décède, Trelkowski emménage. Basé sur le roman de Roland Topor, aussi d'origine polonaise, « Le Locataire » est considéré comme un des meilleurs films de Roman Polanski.
«Carnage » de Roman POLANSKI (2011). Jeudi 1er mars 16h20.
cet exercice de rééducation est une adaptation très fidèle du « Roi du carnage », une pièce de Yasmina REZA qui fit des ravages jusqu'à Broadway. Deux couples bourgeois, moyens et grand, se retrouvent dans l'appartement des premiers pour tenter de solder un différent qui opposa leurs gamins respectifs (coups de bâtons et dents cassées). Le désir de conciliation qui présidait à cette réunion a tôt fait de s'envenimer et de virer au jeu de massacre. Une comédie, quoique la fin a un goût amer.
« Deep End » de Jerzy SKOLIMOWSKI (1971). Vendredi 2 mars 21h30.
Avec « Deep End » Jerzy Skolimowski verse dans une atmosphère très anglaise où l'anecdote est prétexte pour découvrir les pièges et les hypocrisies du monde, être victime de la cruauté et de la bêtise du destin. Mike a quinze ans, il sort de l'école et trouve du travail dans un établissement de bains de l' East End londonien. Ce passage lui fait découvrir l'amour, mais aussi la réalité de la vie, dure et cruelle.
« Un Air Si Pur » de Yves ANGELO (1997). Vendredi 2 mars 14h00.
Un film franco- polonais, tourné exclusivement en Pologne, avec les acteurs de deux pays, base sur le roman de Knut Hamsun. Les pensionnaires d 'un sanatorium Le palais de la Santé - devant lequel croisent les blessés de la Grande Guerre - disparaissent tragiquement un à un. Ceux qui restent, Magnus le misanthrope (Fabrice Lucchini), Julie l'aventurière (Marie Gillain).. Daniel le paysan (Jerzy Radziwilowicz) tâchent de protéger leurs pauvres combines et leurs petites saloperies.
Une bonne dose de surréalisme mais aussi d'une vision plutôt acide et ironique des âmes humaines fait de ce film un très passionnant tableau du XX siècle.
Films en compétition :
« Les Galériennes » de Katarzyna ROSLANIEC (2008). Jeudi 1er mars 19h10.
Milena et ses amies ont pris l'habitude de passer leur temps libre dans les centres commerciaux. Pour se payer de temps en temps de qu'elles veulent, elles acceptent de vendre leurs charmes à des hommes riches, qui abusent sans scrupule de leur jeunesse et de leur naïveté.
« Elle s'appelle KI » de Leszek DAWID (2011). Jeudi 1er mars 21h30.
KI est jeune, égoïste et insouciante. Elle aime beaucoup son fils, mais n'a pas de travail fixe et le père d'enfant n'est pas à la hauteur, d'ailleurs comme son père lorsqu'elle était petite. KI utilise tous ceux qui passent sur son chemin : ses copines, sa mère, des connaissances passagères, en essayant en même temps de changer sa vie en un « cri artistique ».
« Le Vertige » de Bartek KONOPKA (2011). Vendredi 2 mars 16h20.
Tomek a tout pour être heureux. Mais son père, absent depuis des années, va mal et lance un appel au secours. Petit à petit la relation avec le père et sa maladie psychique remet en cause sa propre « normalité ».
« Erratum » de Marek LECHKI (2011). Samedi 3 mars 14h00.
Quadragénaire discret et renfermé, Michal, est contraint d'effectuer une mission confiée par son patron. Au fil des rencontres avec les fantômes de son passé, Michal se confronte avec soi-même.
« Bruegel. Le Moulin et la croix » de Lech MAJEWSKI (2011). Vendredi 2 mars 19h10.
Année 1564, alors que les Flandres subissent l'occupation brutale des Espagnols, Pieter Bruegel l'Ancien, achève son chef d'œuvre « Le Portement de Croix », où derrière la Passion du Christ, on peut lire la chronique tourmentée d'Un pays en plein chaos. Le film plonge littéralement le spectateur dans le tableau et suit le parcours d'une douzaine de personnages au temps des guerres de religion.
« Les tribulations d'une amoureuse sous Staline » de Borys Lankosz (2011). Jeudi 1er mars 14h00.
Début des années 50. Sabine, sa mère et sa grand-mère vivent toutes les trois dans un petit appartement au cœur de Varsovie. Sabine viens d'avoir 30 ans et mène une vie sans histoire. Introvertie, elle peine à trouver l'homme qui lui manque pour s'épanouir. Sa mère, désespérée, donnerait ciel et terre pour qu'elle rencontre le bon candidat. Sa grand-mère, la langue bien pendue, chapeaute le défilé des prétendants à la maison, mais en vain. Sabine ne s'intéresse à aucun d'entre eux. Un beau jour, sortant de nulle part, surgit le terriblement attirant, trop charmant et étrangement intelligent Bronislaw. Sa présence chamboule leur vie et ne tarde pas à dévoiler le côté obscur de la nature de certaines femmes.
Clôture du Festival, samedi 3 mars 21h30 : Palmarès 2012 + projection de All that I love (Grand Prix 2011 du Festival).
« All that I love » de Jacek Borcuch (2011). Samedi 3 mars 21h30.
La Pologne. Printemps 1981. L'époque est à la contestation. Quatre amis qui n'aiment rien tant que gratter leurs guitares et martyriser les fûts de batterie créent un groupe. Leur passion ? Le rock. Le punk rock, plutôt : Anarchy ! No future ! Et tous ces slogans revigorants… Dans les rues, le syndicat Solidarité de Lech Waleza déclenche des grèves massives. L'époque est à la répression. Et le punk rock n'est pas très bien vu des autorités ...







